Comme tous les ans, j'ai participé au 1er mai à Longwy. Convivial, ce rassemblement m'a permis, en ce vendredi matin ensoleillé, de rencontrer beaucoup d'amis et de s'informer mutuellement sur les dernières nouvelles ...
Comme au niveau national, la mobilisation aura certes été supérieure au 1er mai de l'année passée (pour la première fois depuis la Libération, tous les syndicats appellaient à manifester ensemble) mais inférieure aux deux manifestations de janvier et mars 2009.
Doit on en tirer des conclusions hâtives ? Je ne le pense pas. Le 1er mai demeure un rassemblement principalement militant, même si comme à Nancy, il semble y avoir eu presque autant de monde qu'à la dernière manif.
Le WE prolongé, le temps radieux, le manque de volonté, le repos tout simplement auront probablement eu raison de nombreux français désireux de faire un break et de se retrouver en famille, rien qu'en famille.
Car le mécontentement perdure. Je l'ai encore éprouvé la veille, en participant à la manifestation organisée par les "Kaiser" à Longuyon, entreprise touchée par la crise et les licenciements. Le ras le bol est général et surtout le sentiment d'injustice domine : les "petits" sont licenciés sans rien ou presque (même pas la pré-retraite dans la majeure partie des cas) et les "puissants" continuent à s'octroyer de somptueux avantages (l'ancien dirigeant de la Société Générale, s'il n'a pas eu de parachute doré, va bénéficier d'une retraite annuelle de 800 000 € !). Ces puissants comprennent ils qu'il y a une crise, qu'il est normal qu'en ces temps difficiles tout le monde doit être traité de la même manière et qu'il ne relève pas de l'exploit qu'un dirigeant n'empoche rien en cas de départ mais que celà relève seulement de la morale et de la décence ?
Il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin ! Pour le moment, malgré quelques rares débordements, les nombreuses manifestations se sont bien déroulées et surtout bien achevées. Il serait sain d'éviter toute nouvelle provocation de dirigeants d'entreprise qui, assurément, pourrait être le déclencheur de troubles importants : rien pour les uns, tout pour les autres ! Alors, le désespoir ...