- à l'Europe : une phrase et une seule sur l'Europe au lendemain d'un scrutin marqué par une forte abstention dans l'ensemble des pays européens. N'était ce pas le moment d'avoir une parole forte afin de remettre la construction européenne en perspective ? Cette absence de réflexion prospective est l'aveu d'un projet "bidon" de l'UMP pour cette élection dont le seul objectif était d'arriver devant le PS afin ne pas mettre la majorité présidentielle en difficulté à l'approche de nombreux scrutins successifs.
- à la volonté de réforme : aucune annonce spectaculaire cette fois ci qui marquerait le départ de la seconde moitié de ce quinquennat. Sinon la poursuite de ce qui a déjà été engagé et dont nous mesurons tous les jours les conséquences dramatiques dans notre vie quotidienne, notamment dans les services publiques dépecés par dogme politique.
- à l'équilibre des comptes publics : et voilà que le Président veut lancer un grand emprunt national (dont les français ne veulent majoritairement pas !) au moment où l'INSEE vient de confirmer l'augmentation inexorable de la dette qui atteint 1413 milliards d'€ ! Et l'emprunt d'aujourd'hui sera forcément la dette de demain.
En réalité, nous avons à faire aujourd'hui à un Président aux abois que seule une communication hors du commun, arrive encore momentanément à sauver. Un Président qui, dans son comportement, s'est trompé d'époque, lui qui règne en monarque absolu. Un petit plaisir qui aura quand même couté la bagatelle de 400 000 € pour 40 minutes de discours !
Je n'appelle pas cela de la démocratie moderne, mais une parodie de démocratie ! Un camouflet pour tous ceux qui ont cru en cette réforme constitutionnelle dont l'unique objectif, on le voit bien, est de renforcer le rôle du Président au détriment du Parlement. Objectif réussi, à un voix près ! Celle de qui, au fait ? ...