La semaine passée, le Conseil de la Communauté de Communes, réuni sous la Présidence d'Edouard JACQUE, s'est exprimé pour la seconde fois sur le budget 2009 de l'intercommunalité, budget recalé quinze jours auparavant.
C'est un vote par défaut qu'a obtenu le Président de la CCAL et Maire de Longwy: 21 voix "pour" sur 58 délégués, 9 "contre" et une majorité d'abstention.
Il est à noter qu'Edouard JACQUE a recueilli pour ce Budget, dont il augmenté au passage les taux d'imposition de + 7%, moins de voix favorables (21 voix "pour") que lors du premier vote au mois de mars dernier (26 voix "pour").
Ce mauvais résultat traduit simplement la méthode de travail et de fonctionnement du Maire-Président : aucune ligne directrice et donc aucun projet de territoire, aucune discussion prélable avec les communes, ... Et que penser des propositions aléatoires d'augmentation des impôts qui sont passées initialement de + 18% à + 15%, puis + 9% et enfin + 7% !
Le poids des mots dont il est friand ne peut remplacer le déficit des actes qu'il ne pose pas ! En réalité, Edouard JACQUE n'est pas l'homme de concensus qu'il prétend être mais un homme de combines politiciennes.
Les quinze jour qui ont séparé les deux votes de l'Assemblée intercommunale, ont été l'occasion pour le Maire-Président de faire son marché : "Que veux tu pour voter le Budget de la CCAL ? " a-t-il demandé, parfois avec insistance, à de nombreux Maires de l'Agglomération. " Je peux te proposer ceci ou celà " a-t-il poursuivi, le plus souvent téléphoniquement, auprès de ces mêmes Maires. Manoeuvre identique pour le vote du Budget 2009 de la ville de Longwy.
Je ne partage aucunement cette façon de faire : le marchandage ne peut constituer une politique durable et efficiente pour le territoire. Cette pratique, si elle peut satisfaire momomentanément tel ou tel intérêt, ne tardera à montrer ses limites; ce que l'on a déjà pu observer lors de cette réunion.
Un tel comportement ne peut qu'entrainer méfiance, voire défiance. En être déjà là au bout d'une année à la tête de la ville de Longwy et de la CCAL, n'augure rein de bon pour les cinq années restantes de ce mandat.
Car aux mots d'Edouard JACQUE succèderont immanquablement ... les maux de nos concitoyens.